CRIFCK: Les athlètes Franciliens - ATHLETES : Interview de Mathurin Madore

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ATHLETES : Interview de Mathurin Madore

Article Mis en Ligne le 28-03-2017

Issu des équipes minimes et du PEF, pensionnaire au pôle France de Cesson-Sévigné, Mathurin Madore se livre sur ces objectifs et sa vision du Canoë-Kayak.

 

SV- Mathurin, tu es issu d’une famille de Kayakistes-Céistes et tu as goûté à plusieurs disciplines du canoë-kayak avant de te spécialiser dans le slalom. Comment as-tu commencé le Canoë Kayak? Quel est ton parcours?

 MM : J'ai commencé le kayak en famille, avec mes parents et mes frères et sœurs. Je devais être tout petit la première fois que je suis monté dans un kayak. J'ai de très lointains souvenirs de navigation sur l'Ubaye, la Loire, la Durance, l'Ardèche ou même en mer autour de l’île de Bréhat. J'ai donc découvert ce sport tout petit, mais j'ai commencé à pratiquer en club seulement à partir de 11 ans. Après quelques années passées à Champigny, j'ai fait le choix d'aller m’entraîner au pôle France de Cesson-Sévigné afin de bénéficier de condition d’entraînement optimale. Je m'y entraîne tous les jours depuis 5 ans maintenant.

 SV- Pourquoi as-tu opté pour le slalom?

 MM : J'ai fait beaucoup d'activités différentes durant mes premières années à Champigny : Slalom, Descente, Course en ligne, etc. Mais j'ai finalement choisi le slalom pour me spécialiser, car c'est la discipline qui me plaisait le plus. J'adore les sensations de vitesse et de glisse que procure l'eau vive. Plus précisément, je trouve que c'est un sport complet ou il faut posséder de nombreuses qualités différentes. Il faut toujours trouver le juste milieu entre l'engagement physique, pour aller le plus vite possible, et la maîtrise technique, pour éviter les pénalités.

 

SV - Tu es en collectif Equipe de France, tu as participé à de grands événements internationaux. Comment le vis-tu ? Quelles sont les épreuves qui t'ont le plus marqué depuis tes débuts, et pourquoi?

 MM :C'est une vrai chance d'avoir pu participer à des compétitions internationales. C'est toujours un véritable défi d'aller se mesurer aux meilleurs kayakistes mondiaux. C'est pour cela que l'on s’entraîne toute l'année et c'est ce qui nous fais rêver au quotidien. Étant donné la densité de la concurrence en France on sait que si l'on se sélectionne, on est capable d'aller rivaliser avec les kayakistes les plus rapides des autres nations, ce qui est d'autant plus excitant.

Je retiens particulièrement mes premiers championnats du Monde junior à Penrith (Australie) en 2014 sur le bassin des jeux olympiques de Sydney. J'ai pu me mesurer pour la première fois au « gratin mondial» et prendre conscience du niveau à atteindre pour aller chercher des médailles au niveau international. Au-delà du challenge sportif, ce fut un voyage incroyable de partir à l'autre bout du monde, tout cela avec les copains du pôle de Cesson-Sévigné avec qui on s'était sélectionné en nombre cette année-là.

 SV - Un petit mot sur ton dernier stage (aux Emirats Arabes Unis) ? Quels étaient les enjeux?

 MM : Avec le pôle France de Cesson-Sévigné et le pôle France de Toulouse, nous avons fait le choix de partir 2 semaines aux Emirats Arabes Unis cet hiver afin de bénéficier des meilleures conditions d’entraînement possibles pour la saison à venir. Il faut savoir qu'avec les températures hivernales en France, il n'est pas toujours facile de s’entraîner de la meilleure des façons. Ce camp d’entraînement avait donc pour objectif d'effectuer un gros bloc de travail physique, mais surtout technique au cœur de l'hiver sur un bassin de standard international. Ce stage fut particulièrement bénéfique, car il m'a personnellement permis de travailler avec mon entraîneur sur des objectifs techniques précis. C'est également intéressant, car cela permet de recharger les batteries avant le retour en France pour attaquer la saison 2017 à pleines dents.

 

SV - Que peux-tu dire aux jeunes qui hésitent à pratiquer le CK ? Quel conseil pourrais-tu donner aux jeunes pratiquant le CK en compétition ?

 MM : Je dirais que le Canoë-Kayak est avant tout un sport de partage, c'est la diversité des pratiquants et des activités qui fait sa force. Que cela soit en loisir ou en compétition, une séance de kayak est toujours l'occasion de partager un moment de convivialité, même au plus haut niveau.

Je dirais que pour progresser il faut avant tout prendre du plaisir dans ce que l'on fait, ne se fermer aucune porte, être curieux. Pour moi la polyvalence est un des facteurs déterminants de la progression lorsqu'on débute. Aussi bien dans sa discipline que dans d'autres, il faut à mon sens chercher à explorer de nouvelles techniques ou de nouvelles pratiques. Cela permet de développer différentes habiletés, mais aussi de « casser la monotonie » d'un entraînement trop répétitif.

 

SV - Au sein du Comité Régional d’Ile-de-France nous soutenons la candidature de Paris2024, le ressens-tu ?
Serais-tu spectateur, acteur navigant ou bénévole si jamais les JO seraient à Paris ?

 MM : Je ne le ressens pas forcément au quotidien, car j'habite en Bretagne, mais j’ai l'impression que ce projet est porté par toutes les instances sportives Françaises. Cela serait une chance pour tous les athlètes et pour le sport Français en général que cette candidature aboutisse.

Je serais bien évidemment présent à Paris durant les JO s'ils sont attribués à la France. J'espère naturellement y participer, car cela fait rêver tous les kayakistes, les JO c'est un peu notre Graal. Cela serait d'autant plus incroyable de vivre cette expérience olympique « a la maison », mais le chemin est encore long.... Quand on voit le scénario des dernières sélections olympiques dans ma catégorie (6 centièmes d'écart entre les 2 premiers kayaks homme) on se rend compte du travail à fournir et de la difficulté pour se sélectionner au JO sous les couleurs Française.

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